Quel salaire après une école de commerce ?

Selon l'enquête 2025 de la Conférence des Grandes Écoles (CGE, promotion 2024), 81,2 % des diplômés d'écoles de commerce trouvent un emploi dans les six mois qui suivent l'obtention de leur diplôme, la majorité en moins de deux mois. Le salaire médian brut de départ de cette même promotion s'établit à 40 000 € par an, un montant qui varie ensuite selon le secteur choisi.

Quel salaire en sortie d'école de commerce ?

Ce salaire médian de 40 000 € brut par an, mesuré sur la promotion 2024, n'est qu'une photographie ponctuelle : les enquêtes de la CGE suivent aussi le salaire moyen, calculé sur plusieurs promotions, qui se situe entre 38 000 et 42 000 € brut annuels selon les spécialisations. Ces deux chiffres ne mesurent pas la même chose, mais ils racontent la même tendance : un revenu qui démarre autour de 40 000 € et progresse ensuite avec l'expérience.

La différence entre les deux tient d'abord au secteur choisi. Un premier poste en finance ou en conseil se négocie généralement plus haut qu'un poste en marketing digital ou en ressources humaines, même à diplôme équivalent ; le montant final dépend donc moins de l'école que de la voie professionnelle empruntée. C'est pour cette raison qu'un chiffre unique, moyen ou médian, ne remplace jamais une recherche ciblée sur le métier visé.

Autre enseignement de l'enquête CGE : la majorité des diplômés signent leur premier contrat en moins de deux mois après l'obtention du diplôme, ce qui limite la période sans revenu entre la fin des études et le début de la vie active.

Quel est le taux d'insertion après une école de commerce ?

Le taux de 81,2 % avancé par la CGE représente un taux net : il exclut les diplômés qui poursuivent volontairement leurs études (en double diplôme, à l'étranger ou par choix de spécialisation) et ne compte que ceux qui cherchaient réellement un emploi. Cette précision méthodologique compte, parce qu'un indicateur qui mélangerait les deux populations gonflerait artificiellement le résultat.

C'est aussi ce qui distingue une enquête sectorielle indépendante comme celle de la Conférence des Grandes Écoles d'un chiffre que publierait une seule école : cette enquête agrège les résultats de dizaines d'établissements, sur une méthodologie commune et publiée, ce qui la rend comparable d'une année sur l'autre. Pour aller plus loin sur la lecture de ces indicateurs, notre article comment bien lire un taux d'insertion détaille la méthode.

Les jeunes diplômés trouvent le plus facilement preneur dans quatre familles de métiers, qui concentrent une part importante des embauches recensées par l'enquête :

  • le conseil
  • la finance
  • le marketing digital
  • la tech

Avant même de candidater, vous pouvez découvrir en quelques questions les métiers du management qui vous correspondent.

L'alternance améliore-t-elle l'insertion ?

Selon une enquête menée fin 2024 auprès d'anciens alternants, 80 % sont en emploi six mois après la fin de leur contrat, dont 48 % en contrat à durée indéterminée. Ce chiffre se lit comme un signal fort : l'alternance ne se contente pas d'apporter une expérience professionnelle, elle raccourcit aussi la transition vers un emploi stable.

Un autre résultat de la même enquête va dans le même sens : 54 % des alternants restent dans l'entreprise qui les a accueillis. L'employeur a déjà eu le temps d'évaluer la personne en conditions réelles, ce qui change la nature du recrutement par rapport à une candidature classique, où tout reste à démontrer en entretien.

C'est ce mécanisme qu'active l'alternance chez Excelia Business School, ouverte dans plusieurs programmes de l'école : les frais de scolarité sont pris en charge par l'entreprise, et l'étudiant est rémunéré sous le statut de salarié.

Cependant, ce salaire doit être étudié en parallèle du coût des études qui y mènent : notre article ce que coûte réellement une école de commerce détaille les frais de scolarité et les aides mobilisables.